LES
PHÉNOMÈNES MÉTÉOROLOGIQUES
EXTRÊMES |
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Quelques réponses
d’après l’étude du siècle
passé
L’état de l’art reflété
dans le dernier rapport du GIEC (Groupe Intergouvernemental
d’Experts sur les Changements climatiques) daté
de 2001 apporte quelques réponses :- Augmentation " vraisemblable " des pluies intenses
aux moyennes et hautes latitudes de l’hémisphère
nord. Elle se chiffre typiquement de 2 à 4% par décennie
sur le XXème siècle, sur des valeurs de jours
à très fortes précipitations soit 1 à
2 jours par an,
- faible augmentation des vagues de chaleur,
- peu de tendances sur la sécheresse,
- diminution des vagues de froid.
Voir la carte de la tendance annuelle des précipitations sur le siècle passé
Voir le graphique du Nombre de Tempêtes en France de 1950 à
1999
Voir le graphique de l'intensité des cyclones dans l'Atlantique Nord depuis 1950
La vulnérabilité humaine au climat
et aux catastrophes naturelles
Il est sans doute vrai par contre que notre vulnérabilité aux phénomènes extrêmes a augmenté de façon significative sur le XX ème siècle, en raison de divers facteurs : accroissement de la population, concentration dans les zones urbaines, remembrement, augmentation des surfaces imperméables, disparition de zones humides, aménagements péri-urbains, constructions en zones inondables, etc.….
Si le nombre de désastres recensés, d’origine naturelle incluant les tremblements de terre, mais à majorité d’origine climatique, et les montants des indemnisations par les assurances sont en augmentation régulière depuis le début du XXème siècle, le nombre de victimes est clairement à la baisse.
Voir le graphique du nombre de désastres recensés
Voir le graphique du nombre de victimes
Les prévisions pour le siècle
à venir
Réchauffement planétaire
Les chiffres publiés par le GIEC font état d’un réchauffement
global moyen compris entre 1,4 et 5,8°C d’ici 2100. Ce chiffre
peut paraître d’une imprécision inacceptable. Il faut savoir
qu’il recouvre à la fois l’incertitude sur les modèles (typiquement
+ ou – 1°C pour un scénario donné) et celle liée aux 35 scénarios
socio-économiques considérés, dont l’incertitude est large.
La fourchette de température citée plus haut correspond donc
à une enveloppe englobant toutes les incertitudes.
Accroissement de la variabilité De façon concomitante,
on s’attend à une variabilité accrue du climat, notamment à
un fort impact sur le cycle de l’eau lorsque le changement climatique
sera encore plus marqué : pluies diminuées là où elles sont
déjà faibles et en été, pluies augmentées là où elles sont déjà
abondantes et en hiver.
Impact sur les phénomènes extrêmes
L’impact
du changement climatique sur les cyclones, les tornades, les
tempêtes ou la mousson asiatique est encore incertain ; celui
sur l’amplitude des évènements des épisodes de type El Niño
n’est pas mis en évidence pour les 100 prochaines années.
Conséquences sur les glaciers et sur l’océan
La couverture neigeuse et l’extension des glaces de mer et des
glaciers devraient continuer à globalement diminuer. La calotte
glaciaire antarctique devrait augmenter en raison de précipitations
accrues, contrairement au Groenland où le ruissellement devrait
dépasser les précipitations. L'apport massif d’eau douce dans
l’Atlantique nord qui en résulterait serait susceptible d’affecter
la circulation océanique profonde (circulation thermohaline),
et dans des conditions extrêmes d’arrêter le Gulf Stream et
le transport de chaleur associé dont bénéficie l’Europe de l’ouest.
Une telle hypothèse n’est pas considérée comme plausible d’ici
2100. Quant à l’élévation du niveau des océans résultant pour
l’essentiel de l’expansion thermique de l’eau, et dans une moindre
mesure de la fonte des glaciers et calottes polaires, elle se
situe dans la fourchette 9 à 88 cm. Ce niveau a augmenté entre
10 et 20 cm au XXème siècle. Un chiffre médian ne serait pas
sans conséquence sur les écosystèmes côtiers et les activités
humaines dans ces zones.
Voir la synthèse graphique des scénarios planétaires plausibles
Voir la synthèse des faits constatés et des prévisions de modèles pour divers paramètres et phènomènes
EN
SAVOIR PLUS |
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La météorologie, n°37, 46-56.
L'évolution du nombre de tempêtes en France sur la période 1950-1999.
La météorologie, n°38, 45-56.
Les changements climatiques en France au XXème siècle.
NOTRE DOSSIER : La France qui se réchauffe
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