Deux tempêtes ont frappé avec violence notre pays
fin décembre 1999. Des vents dévastateurs ont
soufflé sur de grandes étendues, se sont renforcées,
même, à l'intérieur des terres.
Au-delà du choc, terrible, inacceptable pour beaucoup
d'entre nous, un désir de comprendre s'est manifesté.
Certaines questions touchent l'organisation de notre société
face aux déchaînements de la nature: elles concernent,
mais dépassent largement Météo-France.
Dans les pages qui suivent, on essaye, avec modestie face
aux caractère exceptionnel de la situation, de répondre
à une série de questions de fond sur l'origine
et sur les mécanismes en jeu dans les dépressions
et les tempêtes.
Nous tentons de nous adresser au plus grand nombre, à
travers INTERNET: certains trouveront nos explications encore
trop difficiles, d'autre beaucoup trop courtes. C'est la loi
du genre. A INTERNET, ces pages empruntent en outre le caractère
informel: ce texte fait l'objet de mises à jour, il
évolue mais il n'est pas aussi travaillé qu'un
article scientifique ou une note.
On tente d'appliquer les connaissances disponibles aux deux
tempêtes de la fin décembre. Les questions sont
naturelles ou ont été entendues ici ou là.
Nos réponses sont celles de météorologistes
qui travaillent à mieux connaître les tempêtes
depuis parfois plus de 10 ans.
Vous apprécierez davantage les illustrations avec un
écran couleur 24 bits (ou en millions de couleurs).
Météo-France,
Centre National de Recherches Météorologiques,
Equipe «Recherches et Expérience sur les Cyclogenèses
et les Fronts» ,
version du 13/3/2000
Pourquoi des tempêtes
et des dépressions ?
Les
tempêtes et les dépressions assurent la stabilité
des températures climatiques que l'on observe dans
l'atmosphère : elles sont la forme que prennent dans
les latitudes au delà des tropiques les nécessaires
échanges de chaleur entre l'équateur -- qui
pour simplifier reçoit trop d'énergie du soleil
-- et les pôles -- qui en manquent.
Voir la figure 1
Les tempêtes sont plus actives dans l'hémisphère
d'hiver car le déficit polaire à combler réclame
plus d'échanges.
Entre autres rôles, les dépressions assurent
l'essentiel de la ressource en eau douce des régions
tempérées.