Entre
des hautes pressions sur les îles Britanniques et une
zone de basse pression, plutôt mal organisée dans
ce cas ci, en Méditerranée, la France est sous
l'influence d'un flux de nord-est.
En hiver et au printemps, ce flux de nord-est amène une
masse d'air froid. Au cours de sa progression vers le sud ou
le sud-ouest, cet air rencontre un sol de plus en plus chaud,
surtout au printemps où le soleil commence à être
plus efficace. La masse d'air se réchauffe donc par la
base et devient " instable ". Les averses sont fréquentes.
C'est un temps à giboulées. Ici, l'instabilité
est suffisamment forte pour engendrer des nuages de type cumulonimbus
et donc des orages. Les cumulonimbus les plus étendus
sont facilement reconnaissables sur cette image : boules blanches
visibles sur le nord du Massif central, le département
de l'Hérault, l'Aquitaine et les Pyrénées,
la moitié nord de l'Espagne. En Méditerranée,
des Baléares au golfe de Gênes, on reconnaît
une perturbation en cours de désagrégation, mais
apportant encore des précipitations.
Voir l'image satellite Vent en Manche

En Manche, le nordet est un vent redoutable et... redouté.
À terre, il est vrai, mis à part le littoral,
on n'en ressent pas vraiment les effets car le sol, peu à
peu refroidi par la saison hivernale, tempère son ardeur.
Mais en mer, c'est une autre histoire : cet air du nord-est,
instable et fougueux, accompagné de violentes et fréquentes
rafales, traverse la Manche en diagonale, glissant le long d'une
corniche abrupte, entre une montagne anticyclonique qui avance
lentement comme un glacier, et une dépression discrète
qui se comble tranquillement sur le continent. La sinistre réputation
du nordet tient à la soudaineté de son lever.
De fait, pour le marin, il n'existe pas d'indice qui en détecte
l'imminence ; car bien souvent le ciel est gris, insondable,
et le baromètre "ne dit rien"."
C'est
ainsi que Rémi Caspar, météorologiste à
la station du Havre, décrit le vent de nord-est en Manche.
La carte rend bien compte de cette situation. Attention donc
à la différence importante de la vitesse du vent
sur terre et sur mer (25 nœuds, soit force 6, en baie de
Seine et 15 nœuds, force 4, sur terre) à l'accélération
du vent dans le Pas-de-Calais par "effet Venturi"
et aux rafales dont la vitesse peut dépasser celle du
vent moyen de 50 %.
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